Renault Wind : avis de tempête ? Concept cars






Ce n’est pas un avis de tempête mais presque. Renault balaie tous les anticyclones et souffle le chaud sur le Salon de l'Automobile de Genève 2004. Comme un coup de sirocco, le petit roadster 2+1 qui répond au doux nom de Wind déboule dans les allées du salon. Ce concept épuré à souhait est né du génie éolien et inspiré du maître es design du Losange, Patrick le Quément.

Ce roadster basé sur la plateforme B (Modus, Clio III, Micra, etc...) a été dessiné grâce à quelques coups de crayons incisifs qui ont mis à jour deux lignes majeures, l’une traverse les flancs du véhicule avec sensualité, l’autre entoure l’habitacle dans un instinct de protection affirmée. Tout en simplicité ! Les phares avant et arrière ponctuent, tels des éclairs étirés tout en longueur, cette douce tempête de couleur « aqua-marine ». Des phares, qui soit dit en passant, sont également très high-tech...

A bord, derrière le pare-brise panoramique qui se prolonge sur les côtés par une ligne courbe intégrant les vitres latérales, le roadster se drape joliment d’une feuille de cuir couleur sienne. Les sièges sont quant à eux en cuir plissé couleur tabac. La structure des sièges se prolonge bien sûr par deux arceaux de sécurité rétractables gainés de cuir. L’intérieur du Wind est entièrement voué à la douceur de la perception visuelle et du toucher. Toutes les commandes sont ainsi traitées en aluminium anodisé pour un aspect visuel « soft ». Tout est dicté par l’ergonomie du diabolo de commandes des fonctions communications, navigations, musiques aux palettes de changement de vitesses au volant.

L’originalité du Wind repose également sur sa configuration 2+1. Les deux passagers avant son installés de manière classique dans deux sièges ne formant qu'un seul bloc, tandis que le passager arrière éventuel prendra place sur un étrange siège central, après avoir pris le soin de retirer un "cache" reliant les deux sièges avant. En effet, la partie centrale, vêtue de mousse et de cuir, située entre les deux sièges avant a la faculté de se déclipser. Une fois retournée, elle se métamorphose en selle de cheval pour un troisième occupant à l’arrière. Les diverses commandes (climatisation, navigation, etc.) intégrées à l'habitacle privilégient, selon Renault, clarté et ergonomie.

Dotée d'un moteur 2.0 16V quatre cylindres essence de 136 ch, la Wind ne cède pas à la mode de la puissance à outrance. En revanche, les roues d'un diamètre de 19 pouces tranchent avec le design très épuré, voire même discret, de la Wind. Comme le laisse supposer son patronyme, la Wind apporte un vent nouveau dans le monde de l'automobile. Si Renault décide de produire en série ce petit roadster, on se doute qu'il ne conservera pas le même traitement des détails (commandes, phares, etc.). Mais sa ligne pleine de charme, sa vivacité -très probable- et son poids -dont on souhaite qu'il reste contenu- risquent fort de faire un malheur dans les concessions.

Avec un poids de 850 kg, trois places, un moteur quatre cylindres de 136 ch et un gabarit très compact (3,87 mètres en longueur), la Renault Wind est un roadster minimaliste, ne proposant que le strict nécessaire. Une race en voie d'extinction dans un monde où l'automobile ne fait que gagner des kilos et des centimètres. Ici, c'est le plaisir qui semble prendre le plus de place.