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Dans les années 50, Louis Rosier, le fameux pilote français, est propriétaire d'une concession Renault à Clermont-Ferrand. Habitué des Talbot-Lago et des Ferrari, il court sur 4CV. En 1952, souhaitant produire une petite série basée sur la mécanique 4CV, il demande à Motto de Turin d'étudier une barquette deux places en aluminium sur châssis 4CV (Motto collaborera aussi avec Rosier sur le superbe coach Frégate). En 1953, après avoir présenté son coupé à la saison précédente, Louis Rosier construit donc une barquette sur base R1062, sous la direction de Thioulouze, le chef d'équipe du "Garage des Boulevards", avec le concours de son fils Jean-Louis Rosier. Équipée de triangles avant "maison", de roues "fil d'acier" Carlo Borrani et carrossée par Motto, elle est immatriculée 154 AV 63 (s/n 1817870) et dès son homologation, elle est conduite à Billancourt pour être préparée par le service compétition de la Régie (dirigé alors par François Landon) pour les 24h du Mans. Chez Renault, le véhicule subira un certain nombre de modifications : remplacement du châssis 1062 par un 1063, radiateur d'eau placé à l'avant (avec modification du bouclier avant et ajout d'une grille de calandre distinctive), nouvelle boîte à 4 rapports, freins à disques et jantes en tôles. Il faut également noter l'absence des roues Borrani et la présence d'éléments aérodynamiques sur les roues arrières. La barquette est désormais capable d'atteindre 180 km/h ! Elle reçoit alors une nouvelle immatriculation : 8260 BZ 75, et est baptisée "R1068". Elle terminera finalement à la vingt-troisième place. Participation en course :
![]() Nouvelle immatriculation 501 AS 63 (la première du "Coach" 1952...?) :
La barquette Rosier donnera ensuite naissance à une autre
version sur base R1068, la Rogue. En "fin
de vie", la 1068 originale sera équipée
d'un moteur Fiat, puis détruite en 1963.
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Au Mans en 1953... ... et à Angoulème en 1955 |